Franchement, il y a deux ans, on regardait l’intelligence artificielle galérer sur des équations de lycée avec un mélange de curiosité et de scepticisme. Aujourd’hui ? Le vent a tourné à une vitesse folle. Le problème, c’est que les machines ne se contentent plus de progresser discrètement dans leur coin : elles viennent littéralement de tout écraser sur leur passage lors de la dernière édition de l’Olympiade internationale de mathématiques (IMO). À mon avis, c’est un tournant historique pour la tech. En 2024, les meilleurs modèles, notamment ceux de Google, plafonnaient sagement au niveau d’une médaille d’argent en résolvant à peine quatre problèmes en quelques jours. L’année dernière, on a vu les scores grimper vers l’or, sans pour autant atteindre la perfection absolue. Du coup, ce qui s’est passé à Shanghai cette année nous met une sacrée claque. Pour la toute première fois dans l’histoire de la compétition, des modèles ont décroché un score parfait de 42 sur 42. Parmi eux, on retrouve Celia, le modèle développé par Huawei, mais aussi dots-note-3.0 conçu par Xiaohongshu. Et ils ne sont pas seuls ! D’autres géants comme OpenAI, Anthropic, ainsi qu’Axiom Math et Kimi K3, ont également plié l’épreuve avec brio. C’est donc une razzia collective impressionnante. Pour bien réaliser la performance, remettons les pieds sur terre : sur les 666 candidats humains en lice, des petits génies de moins de 20 ans, seuls sept ont réussi à obtenir le score maximal. Autrement dit, l’IA joue désormais dans la cour des grands, et pas n’importe lesquels : l’élite mondiale absolue de la discipline. Évidemment, pour éviter toute triche ou polémique, les organisateurs n’ont pas rigolé avec le règlement. Les modèles ont reçu les sujets strictement après l’épreuve humaine, avec un chronomètre dans les mains et zéro intervention humaine tolérée pendant toute la phase de résolution. Résultat des courses : la copie rendue est irréprochable. Pour des experts comme l’investisseur Deedy Das, cette claque mathématique dépasse largement le cadre des chiffres ou de la géométrie pure. La frontière a clairement bougé. Ce succès prouve que ces intelligences artificielles développent des capacités de résolution de problèmes ultra-complexes et transversales. Ce n’est plus juste un outil pour générer du texte ou faire mumuse avec des images, c’est un véritable cerveau numérique capable de rivaliser avec la logique humaine la plus pure. Bref, l’IMO est devenue le nouveau terrain de jeu ultime pour mesurer les limites de la machine, et ces dernières semblent encore bien loin d’être atteintes.